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  • : Sang-pretention-muco
  • : La mucoviscidose est une maladie génétique grave. Ce blog vise à l'information du public au sujet de cette maladie mal connue et qui est en lien avec le don d'organes.
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Mardi 18 mars 2008
Le diagnostic sur dépistage
Aujourd’hui, un dépistage est effectué chez tous les nouveau-nés. Il est réalisé sur quelques gouttes de sang séché, prélevé au troisième jour de vie. Au-delà d’un certain seuil du dosage d’une enzyme dénommée "trypsine", la recherche des principales mutations de la mucoviscidose est effectuée. Le diagnostic est ensuite confirmé par un dernier test dit « test de la sueur ».
 Le dépistage systématique de la mucoviscidose vise à ce que chaque enfant pour lequel le diagnostic est confirmé, bénéficie d’une prise en charge immédiate selon un protocole de soins national.
Vaincre la Mucoviscidose a fortement promu la mise en place du dépistage néo-natal. Ce dispositif permet une prise en charge précoce, une prévention des aggravations et permet d’accompagner l’enfant et les parents dans la découverte de la maladie.
 
Le diagnostic sur signes cliniques
En dehors du dépistage néo-natal systématique, ce sont des signes cliniques parmi les suivants qui orientent vers le diagnostic :
  • une occlusion intestinale à la naissance que l’on désigne souvent sous le nom "d’iléus méconial"
  • une prise de poids insuffisante malgré un appétit vorace
  • une mauvaise digestion
  • des douleurs abdominales et des selles abondantes
  • une toux sèche, répétitive et épuisante
  • une sueur particulièrement salée.
Par Titia Amandine alis Sang pretention - Publié dans : La Muco c'est quoi?
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Mardi 18 mars 2008
 
Depuis sa création, l’association a permis des avancées considérables pour la vie des malades et de leur famille, grâce à l’investissement des soignants et des chercheurs à ses côtés. Le chiffre le plus évocateur est celui de l’espérance de vie. Elle était de 7 pour les enfants qui naissaient en 1965, elle est de 46 ans pour ceux qui naissent aujourd’hui. Les patients vivent mieux et pour certains réalisent leurs projets avec succès.
 
Les dates clés
  • 1965 Création de l’Association Française de Lutte contre la Mucoviscidose (AFLM).
  • 1967 Prise en charge à 100 % de la maladie par la Sécurité sociale.
  • 1972 L’AFLM crée un fonds de recherche.
  • 1978 L’association est reconnue d’utilité publique.
  • 1982 Première rencontre internationale d’adultes atteints de mucoviscidose.
  • 1985 Première Virade de l’Espoir en Auvergne.
  • 1988 Première transplantation pulmonaire.
  • 1989 Découverte du gène de la mucoviscidose.
  • 1994 Thérapie génique et mucoviscidose. Premiers essais sur l’homme en France.
  • 2001 Afin de montrer sa détermination, l’AFLM est rebaptisée Vaincre la Mucoviscidose.
  • 2002 Mise en place du dépistage néonatal et des 49 Centres de Ressources et de Compétences Mucoviscidose (CRCM).
  • 2005 Publication du Livre Blanc avec 60 propositions concrètes. Tous les acteurs de Vaincre la Mucoviscidose, parents, patients, adhérents, bénévoles, professionnels salariés, travaillent chaque jour pour voir ces propositions réalisées d’ici 2010.
Par Titia Amandine alis Sang pretention - Publié dans : La Recherche
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Mardi 18 mars 2008

La recherche sur la mucoviscidose fait intervenir de multiples partenaires. Ils agissent à différents niveaux allant de la recherche fondamentale, qui améliore la connaissance de la maladie, à la recherche clinique, qui met à profit cette connaissance pour établir de nouvelles stratégies thérapeutiques.
La recherche fondamentale est indispensable à la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques.
 Elle est un préalable indispensable à la recherche clinique. En dehors de quelques fondations et instituts particuliers (Institut Pasteur par exemple), la recherche fondamentale en France est assurée principalement par les établissements publics à caractère scientifique et technologique. Dans le domaine de la biologie et de la médecine, ces organismes institutionnels sont l’INSERM, le CNRS et les laboratoires universitaires. Leurs activités sont financées en grande partie par l’Etat. Le CNRS est un organisme de recherche fondamentale qui s’implique dans toutes les disciplines scientifiques majeures. Les travaux réalisés par l’INSERM visent à améliorer la santé de l’homme en favorisant les interfaces entre recherche fondamentale et recherche clinique. Les laboratoires de recherche du CNRS, de l’INSERM et des universités sont souvent associés au sein d’une seule structure. Les subventions de recherche accordées par l’association aux laboratoires institutionnels permettent de mobiliser les énergies (financières, humaines et matérielles) autour des thématiques qui concernent la mucoviscidose.
 
La recherche clinique est une étape décisive dans la découverte de nouveaux médicaments.
 Elle nécessite l’implication de volontaires sains et de patients. Elle est soutenue par un cadre législatif très strict mis en application et contrôlé par des structures officielles (AFSSAPS, DGS, HAS, CPP). L’industrie pharmaceutique joue aussi un rôle prépondérant puisqu’elle finance 80 % des essais cliniques. L’association travaille régulièrement avec les administrations légales et les industriels afin d’optimiser la participation des patients dans les essais cliniques. Dans le cadre de la mucoviscidose, 2 centres de référence ont été labellisés en 2006. Parmi les 5 missions qui leur sont confiées, l’une implique leur participation dans la réalisation des recherches et essais cliniques.
Afin de favoriser et d’optimiser la mise en place d’essais cliniques en France, l’association a créée en 2006 une plateforme de coordination des essais cliniques en Mucoviscidose. Cette plateforme nationale a pour vocation d’être un réseau d’échanges et de coordination au service des acteurs des essais cliniques en mucoviscidose. Le dispositif est renforcé par l’existence de l’Observatoire National de la Mucoviscidose (ONM) créée par l’association en 1992. Cet outil permet en effet une meilleure connaissance de la population touchée par la maladie, ce qui contribue à définir des orientations en matière de recherche et facilite la réalisation d’essais cliniques pertinents.
 
Au niveau européen.
 La European Cystic Fibrosis Society (ECFS) regroupe cliniciens et scientifiques pour l’amélioration des soins et le développement de la recherche en mucoviscidose. Cette société organise chaque année la conférence européenne sur la mucoviscidose au cours de laquelle les chercheurs et les médecins échangent leurs dernières observations et découvertes. Depuis avril 2006, l’ECFS peut s’appuyer sur un programme de financement européen, EUROCARE CF, pour la réalisation de ses activités. Vaincre la mucoviscidose est régulièrement en contact avec les associations européennes de patients et l’ECFS. L’association siège aussi au comité consultatif du programme EUROCARE CF.
 
Par Titia Amandine alis Sang pretention - Publié dans : La Recherche
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Mardi 18 mars 2008
Les soins de la mucoviscidose sont multiples et quotidiens. Ils permettent de faciliter l’évacuation du mucus et la digestion. Leur suivi rigoureux est essentiel pour l’état de santé du patient, notamment  pour prévenir les aggravations.
En constante amélioration aussi bien du point de vue de l’efficacité que du confort d’utilisation, les soins de la mucoviscidose restent tout de même assez contraignants.
  • En période normale, ils durent entre 1 et 2 heures (séance de kinésithérapie quotidienne, aérosols, nombreux médicaments).
  • En période de surinfection, ils peuvent atteindre 5 à 6 heures (cures antibiotiques à domicile ou hospitalisations).
Enfin, en cas de greffe, un traitement pré et post-greffe spécifique est prescrit.
Où être soigné et comment organiser les soins ?
La mucoviscidose est une maladie complexe qui nécessite une prise en charge globale, avec une équipe pluridisciplinaire et une coordination des soins à l'hôpital comme à domicile. Cette prise en charge globale, pour espérer être efficace, implique l'existence d'un véritable réseau de soins.

C'est pour faire face à cette exigence que Vaincre la Mucoviscidose a été pionnière dans ce domaine en initiant et en favorisant le développement de pôles d'expertise adaptés à la complexité de la mucoviscidose. C'est pour répondre à ce besoin dans toute la France, que Vaincre la Mucoviscidose a été à l'originie de la création des CRCM, les Centres de Ressources et de Compétences de la Mucoviscidose.
Ces centres de soins représentent un avantage majeur : le patient a quatre consultations par an minimum avec, à chaque consultation, le médecin (pédiatre ou pneumologue selon le type de CRCM), l’infirmière et le kinésithérapeute. Au moins une fois par an, il rencontre la diététicienne, le psychologue et l’assistante sociale.
Autour des CRCM, qui coordonnent et centralisent les soins hospitaliers en un lieu unique, se développenet des réseaux de soins, qui organisent la coordination, la continuité et la qualité des soins en dehors de l'hôpital, à domicile et chez les professionnels libéraux.
 
La Kinésithérapie
La
kinésithérapie est l'un des traitements essentiels de la mucoviscidose. C'est une aide quotidienne, incontournable, qui contribue largement à la qualité de vie des patients
La nécessité de désencombrer les bronches chaque jour fait de cette pratique un geste courant indispensable qui devient un acte ordinaire de la vie. Elle est de préférence effectuée et encadrée par un professionnel. Elle n’est pas douloureuse.
La kinésithérapie a valeur de toilette bronchique quotidienne ou bi-quotidienne (le matin dès que l’enfant se réveille et après l’école quand il sera plus grand, ou avant le coucher), afin d’éviter l’accumulation du mucus dans les bronches et de prévenir l’infection pulmonaire.
Enfin, la kinésithérapie permet le maintien de l'élasticité thoracique et de la musculature.
 
Les traitements
Les patients atteints de mucoviscidose doivent suivre des traitements médicamenteux quotidiens, à hauteur d’une vingtaine de gélules, et pour la plupart d’entre eux, une séance d’aérosols.
Les traitements suivis permettent d’agir :
  • sur les difficultés digestives
  • sur les difficultés respiratoires
  • sur les carences vitaminiques
  • les risques d’infection et les infections avérées
Les patients sont notamment traités par aérosols, antibiotiques, vitamines et extraits pancréatiques.
La nutrition
La qualité de la nutrition joue un rôle important dans la prise en charge de la mucoviscidose. Heureusement, grâce aux progrès récents dans la connaissance de la maladie et grâce à la recherche, la nutrition est aujourd’hui assez simple à appréhender au quotidien. Quant à la digestion, elle est facilitée grâce aux extraits pancréatiques.
 
Pour le bébé
 Comme pour tout nouveau-né sans problème et en dehors de situation particulière  (notamment survenue d’une occlusion intestinale), le meilleur démarrage dans la vie est assuré par l’allaitement maternel. Toutefois, en cas d’impossibilité, il existe des produits lactés de substitution adaptés.
 
Un régime varié fort en calories
 Pendant longtemps, on a banni de l’alimentation du nourrisson et de l’enfant atteint de mucoviscidose l’usage des graisses. Aujourd’hui, cette exclusion est totalement abandonnée au profit d’une alimentation variée et riche en tous éléments : glucides, protides, lipides, de telle sorte que l’ensemble aboutisse à 120-130 % de la ration calorique habituelle d’un enfant du même âge non atteint.
Lors de la diversification, l'apport de lipides peut se faire avec des produits laitiers ordinaires : beurre, fromage, yoghourt ou huile végétales (maïs, tournesol...).
Il convient d’ajouter en supplément des vitamines A.D.E.K. et des éléments minéraux : zinc, sélénium, fer, selon une posologie définie par le médecin.
 
Des enzymes pancréatiques pour faciliter la digestion et des vitamines
 Le maintien constant d’un régime à haute énergie est, en fait, rendu possible par l’adjonction d’enzymes qui remplacent la sécrétion défaillante du pancréas, avant chaque repas : quelques granules ou gélules d’extraits pancréatiques spécialement composés pour agir lors de la digestion.
L’administration de ces extraits pancréatiques gastro-protégés et des suppléments vitaminiques est facile et devient très vite une habitude. La dose est variable en fonction de chacun et de la quantité de graisses ingérée.
 
Au quotidien
 L’enfant atteint de mucoviscidose est parfois un gros mangeur. S’il a faim, il convient de le nourrir davantage mais aussi de signaler ce fait au médecin pour qu’il apprécie le fonctionnement du pancréas.
Par contre, s’il n’a pas d’appétit en dehors d’épisodes infectieux, il faudra peut-être recourir aux suppléments caloriques vendus sous différentes marques commerciales.
Toute anomalie sur le plan digestif doit être consignée pour en faire part au médecin : diarrhée, constipation, douleurs de ventre...
En cas de fièvre et/ou de forte chaleur, il convient
d’augmenter la supplémentation sodée (sel). Cette supplémentation vient en plus de l’apport vitaminique recommandé et ceci en raison de la perte excessive de sel dans la sueur.
 
L'hygiène
Une bonne hygiène est nécessaire, complétée par des attitudes préventives liées à la maladie.
  • Proscrivez dans l’entourage le tabac, évitez les animaux, limitez les peluches et les tapis et moquettes (sources d’allergènes).
  • Ne surchauffez pas les pièces et aérez-les tous les jours.
  • Evitez les infections respiratoires de l’entourage, tout particulièrement en période d’épidémie hivernale.
  • Respectez le lavage des mains, le mouchage de nez avec des mouchoirs jetables.
  • Evitez la fréquentation de lieux surpeuplés. Les malades de la mucoviscidose doivent avoir une hygiène de vie respiratoire encore plus stricte que les autres pour limiter les infections respiratoires.

D'autre part, entre patients atteints de mucoviscidose, il existe un risque de contamination croisée de patient à patient. Des règles de base existent pour limiter ce risque au maximum, lorsque des "mucos" se trouvent ensemble.
La greffe pulmonaire
La transplantation, si elle reste une aventure non dénuée de risques, n’en demeure pas moins une solution pleine d’espoir pour de nombreux patients. Les progrès des techniques chirurgicales, de l’anesthésie et des traitements contre le rejet et les infections sont constants, permettant des réussites à long terme et une amélioration notable de la qualité de vie.
Aujourd'hui, le bénéfice de la greffe sur l'espérance et la qualité de la vie ne fait aucun doute. Il va encore augmenter. Nombreuses sont les questions qui marquent les étapes de ce projet, depuis l’inscription jusqu’au suivi à long terme : En quoi consiste la greffe en cas de mucoviscidose ? Quand l'envisager ? Comment gérer l'attente, le retour chez soi, l'après-greffe ? La greffe est une thérapeutique nécessaire qui nécessite d'être réfléchie et mûrie progressivement. Afin d'aider à cette réflexion.
Par Titia Amandine alis Sang pretention - Publié dans : La Muco c'est quoi?
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